Poésie
Bordeaux cogite...
8 avril 2026
Luminaires blancs, tâches de sang arbitraires...
Quand s'endors et se réveil Bordeaux
Et que résonne obstinément dans ma tête un marteau
Au procès nocturne des collaborateurs d'Hitler.
De sombres impasses aux allures de tunels,
Dans des quartiers rouges et sans chaussures
où deux étages fabriquent une masure
m'inspirant de fantasques ritournelles :
Bordeaux, tes ubuesques babillages
Bitures de peintres, toiles de vins
Bobars salés, bisques de marins,
Hébété dans tes boulevards sans bagage
Je tire ma carcasse en déserteur serein.
