Slam
L'indigeste
15 décembre 2024
Je suis cet indigène indigent,qui dirigeante des intrigues démande aux quatre vents.
Voyez-vous,je n'aime que l'horreur désopilante et le désolement qui sont pratiques soignent le sentiment.
Accuser à tort,provoquer les gens,me nourrir du dialecte bégayant du ressentiment.
Voilà les larmes que je souhaite voir couler,c'est là ma théorie du ruissellement.
Si retombe à bien,je m'assoie et j'écoute longuement devant les créanciers s'épuiser le paysan.
Je me délecte des cris silencieux de la nature livrés aux hydrocarbures.
Ah,pour faire du fric,croyez-moi les idiots carbures.
Vos pesticides subtils ont pour moi une saveur de vanille,pour vous aussi d'ailleurs.
Et je tombe aisément amoureux du jeune banquier vaniteux.
Je suis le roi des cancrelards,le prince de la maïs,le petit-fils d'Arpagon et le bon-frère de Narcisse.
Donnez-moi une dette,j'en ferai une rixe,pour moi c'est facile et sans risque.
Mais bientôt j'entrevois des dettes,la plus belle qui soit,puisque c'est à vos enfants que vous empruntez la planète.
Laissez-moi vous aider à tenir cette belle silhouette.
Oh,je n'aurai pas à faire beaucoup,juste laisser pousser ce qui déjà est en vous.
Prenez la graine de la discorde,la seule qui pousse entre vous.
Parfumez-la de beau discours,les seules qui poussent d'amour.
Et vous aurez un arbre,une boudige,un totem tabou,autour duquel vous tournerez longtemps pour vous tordre le cou.
Oubliez vos principes,vous n'en aurez plus besoin.
Mangez tant que vous pourrez,achetez ce dont vous n'avez pas besoin.
Il est m'a-t-on dit du bonheur dans les après-champoings ?
Construisez vos buildings bons par-ci-côté,et pensez à regarder vos nombrils sur vos télés.
Remplissez bien vos étagères de poussière,s'il vous plaît.
Voici,voilà,regardez.
Le prince Harry fait des guillis comme Gala.
Etouffez vos mammifères,blastifiez vos mers.
Quant à moi,j'entretiens la misère qui bientôt vous fera mon guédet.
Et déjà,mes traînes savades arpentent vos rues en mangeant des plates.
Ils vous vendent des papillons les inutiles,entretiennent un ordre social civil,et n'y gagnent pas plus que vous.
Faut juste un peu de crédit aux banquets de la vie.
Quand chaque homme a son prix,la vie ne vaut pas un peu,et il n'y a pas de petites économies.
Délaissez l'hospitalité,depuis mon départ vous l'avez ignoré.
À quoi vont les réfugiés,les expatriés du calvaire ?
Devant vos belles frontières d'honneur,la mer est un excellent cimetière.
Et ils taillent eux-mêmes leurs radeaux en forme de tombeaux.
Mais la route de l'exode ne fait que tourner.
Vous pouvez me croire sur parole,vous finirez à vos portes pendant l'ordre grincé.
Je suis cet indigène,indigeste,qui vient vous faire lâcher du reste.
Vous m'avez chassé de mes terres,mais vos frontières sont un affront fait à la terre.
Alors en jubilant tout doucement,je vous empêche.
L'espèce la plus intelligente peut être la plus abjecte.
Alors pour vous j'ai des solutions innovantes,de nouvelles recettes.
Je laverai le thermostat,45 degrés suffiront pour obtenir une belle cuisson.
Au bain-marie c'est meilleur.
Alors ouvrons,ouvrons la cage aux poissons,pour exhauster les saveurs de la peur.
Et pour le tout normal,je vous préparerai du pergélisol en déconfinement.
Vous verrez que bien méthaner c'est excellent.
Arrosez-le tout d'un peu d'acide dans les océans,et en dessert pas de mystère.
Une bonne vieille guêche.
Mais l'on m'objecte,en cachette,que vous n'étiez pas au courant de l'éminence de la défaite.
Oh peut-être c'est un fait.
Mais comment croire que vous n'avez pas volontairement oublié la nature qui vous émerveillait ?
Ce savoir était dans vous,dans la bouche de vos ancêtres.
Mais vous l'avez occulté,pour une récolté d'occultes de nid.
Quelle sera ma joie alors quand vous vous apercevrez que vous ne pouvez pas les manger ?
Vous vous laissez gouverner par de petits péteux pédants.
Vous avez l'arrogance d'un enfant et la plume nue de calories de sa maman.
Mais ne t'en fais pas,gamin.
Tout finit par passer dans la ville du sel.
Je ne comprends pas pourquoi tu te mets en pétard.
Pourquoi tu t'affoles ?
Tu finiras tôt ou tard,toi aussi en pétard.
