Slam
Corps à cause
5 avril 2026

Nous sommes dans un corps à cause avec l'osmose,
Harmonie fatale qu'on ne saurait trouver...
Comme si le cosmos nous regardait...
Rira bien qui rira le dernier mais notre chance, il va bientôt la retirer.
Espérant que l'humanité éclose dans son enclos, petit ado devenu rose...
Mignonne, allons voir si l'humain qui ce matin devait renaître, en apprenant de tant d'erreurs qu'il aurait déjà faites, est arrivé à l'orée de son chemin pourpré.
Mais le spectacle nous sclérose,
car l'écorce on l'a arraché,
et encore on ne s'est pas acharné.
Sans forcer on a rempli des charniers pour des chariots d'or ou de charnels attraits.
Mignonne, veuillez écouter l'apostrophe que le pauvre barde vous fait
et prenez place en première classe au-dessus des barbelés.
Ensemble, regardons la jaune populace se débattre,
avant qu'en apothéose ne se referme ce cloaque...
Nous sommes dans un corps à cause qui nous oppose,
car l'homme est un loup pour l'homme, je suppose.
Et ces corporations qui incorporent nos justes causes dans leurs réclames, comme si le greenwashing nous lavait l'âme...
Alors crie,
parle,
cause,
avant que l'on ne perde nos corps à cause !
Casse tes écrans de fumée et prends tes lettres comme une arme pour la liberté, car sans accord pas de pause, ne suffisent plus les paroles creuses !
Tandis que raisonnent taloches et coups de crosse sur d'opposantes caboches, l'écart comme la banquise se creusent...
Et le GIEC exige d'exquises excuses que les dirigeants refusent.
Sans le savoir, ces charognes s'exposent à la vindicte à l'opprobre.
Mais de ces dernières, je suppose qu'ils s'en fabriquent des robes...
À l'heure où l'humanité sur terre appose, un sinistre décor racoleur et meurtrier, elle sentira bientôt la terreur d'un sol qui se dérobe sous ses pieds. Nous regretterons alors l'époque où l'on se disputait à cause,
de corps à cause que certains jugeaient trop abstrait.
Nous sommes dans un corps à cause avec l'histoire :
A l'heure des grands changements,
nos amours sont dérisoires.
Le climat rêve de confinement,
et nous d'une croissance illusoire,
nous sommes la métaphore du verbe choire...
Nous sommes dans un corps à cause avec nous-mêmes :
Ta tête te dit avance,
ton cœur te crie explose.
Tapis dans les corridors entre nos peurs et nos névroses.
Devant des cœurs hideux de rancœurs le courage se nécrose.
Nous sommes dans un corps à cause déjà perdu !
Alors crie,
bouge,
avance,
bouscule et remue !
Brûle ton orgueil et range tes emblèmes,
avant d'atterrir au seuil des strates éternelles...
Et si mon gospel, Mignonne, vous interpelle,
c'est qu'il est une chose onirique et certaine...
L'homme de l'existence a fait une aubaine,
L'amour n'est pas mort,
A cette heure il sommeille.
Comme tout un chacun,
il attend qu'on l'éveille...
Alors embrassons ensemble ces corps à cause si cruels.
Car au désespoir de cause, je préférerais toujours
une fin fraternelle...
Une fin fraternelle...
Une fin fraternelle....